Ven. 2 oct. 21H00
THOMAS FERSEN
On cherche toujours un responsable à la naissance de la nouvelle nouvelle nouvelle, etc, chanson française. Nul doute que Thomas Fersen, dès son premier bal (« Le Bal des oiseaux ») y a été pour quelque chose. Il ne tient peut-être pas à endosser la paternité et de la vieille dame, et de ses jeunes collègues ; disons plutôt, alors, qu’il a renouvelé l’art mineur, y a glissé des folies, des fables, des noirceurs, des bêtes pas bêtes, des hommes bizarres, des femmes fatalement fatales, et des ukulélés. Lui a une préférence pour le ukulélé soprano, qu’il juge teigneux. N’en concluons pas hâtivement que Fersen l’est également. Surprenant, en revanche, il ne cesse de l’être.
The Bird Is yellow
Derrière un patronyme digne du premier cours d’anglais de collège se cachent devéritables névrosés. The Bird is Yellow, une énergie bondissante servie sur un plateau chirurgical : mélodies affûtées, rythmiques tranchantes, machines et guitares à poigne. Des références, des influences, ils en ont, bien sûr. On pourrait parler de LCD Soundsytem ou Joy Division. Si leur quête personnelle les amène à fouiller les sanctuaires d’une culture musicale au sens large c’est afin d’en extraire les sons les plus singuliers et ainsi assouvir leur besoin vital, leur fièvre.
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