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Polaroïd, Le répertoire des musiques électroniques en Côtes d’Armor

L’expression de la culture techno alternative est souvent mal perçue. C’est pourtant une culture créative faite de domaines artistiques variés : musique, arts de la rue, arts graphiques, arts scéniques… une ligne de fracture dans la compréhension du monde de la jeunesse, des pratiques en rupture avec la génération précédente, des interrogations pour le champ culturel, social et artistique. Ce guide a été produit en 1000 exemplaires, il est également disponible en téléchargement gratuit après s'être inscrit sur le site.


Une première dans les Côtes d’Armor


Ce répertoire est né de l’envie de La Citrouille de mieux connaître et de mieux comprendre, pour dépasser le « délit de sale musique », pour ne pas céder aux effets de mode de la « branchitude », du politiquement correct du moment. Avant la techno, nombre de musiques ont été marginalisées avant d’être pleinement reconnues pour ce qu’elles apportaient d’innovation musicale et d’ancrage social : jazz, rock, punk, métal, rap, …
C’est pourquoi la Citrouille a souhaité réunir différents artistes et acteurs culturels pour mutualiser une réflexion et établir une photographie à un moment donné des acteurs et des réseaux, un « polaroïd » des énergies artistiques présentes sur l’esthétique Electro-Techno en Côtes d’Armor.

L’association, s’est appuyée sur la collaboration d’une étudiante de 2nde année d’IUT Carrières Sociales, Julie Rouget, sensible à cette esthétique. Dans le cadre de son stage professionnel de fin d’étude, elle a pendant plusieurs mois investigué ce champ artistique, et mené un travail d’enquête et de repérage : une première sur le département!
Le projet initié en 2008 pose une étape avec la parution de ce répertoire.

Travail collectif pour une mise en réseau

Une démarche pour créer une première mise en réseau d’artistes de différents champs disciplinaires, parfois isolés dans leurs domaines respectifs, dans leurs territoires, voire dans leurs sensibilités esthétiques. Une mise en réseau pensée comme un moyen de partage d’expériences, de talents, de convictions, de difficultés, … Une mise en réseau pour un partage possible avec d’autres domaines artistiques, d’autres formes de pratiques.

Pour une valorisation artistique

La volonté d’aboutir à une expression positive des forces vives du territoire dans cette esthétique. Plutôt que de parler de ce qui est repéré comme posant parfois problème dans la perception sociale de cet univers (compréhension de certains comportements en situation communautaire), nous préférons mettre l’accent sur le volet artistique, pour chercher à dire ce qui se dit et se vit dans cette culture.


DIFFUSION : le répertoire seront teléchargeables sur le net via le site de La Citrouille, 1000exemplaires seront distribués.  La diffusion concerne le département des Côtes-d’Armor :

- les acteurs du projet Polaroïd 2008

- les services culturels des communautés de commune des Côtes-d’Armor

- Le Conseil Général 22 et le Conseil Régional Bretagne

- les programmateurs de concerts et festivals du département

- les lieux de diffusion (bars, boîte de nuit, radios…)

- les médiathèques

- les boutiques spécialisées (disquaires, vente et location de matériel sono et lumière)

elle serra complétée par une diffusion régional ciblée sur

- les lieux ressources en musiques actuelles de Bretagne (ADDM 22, MDF 29, ADAV 56, Arts vivants en Ille et Vilaine , Musique et danse en Bretagne, le CRIJ, l’Antipode, le Jardin moderne, MAPL)


SI CE PROJET VOUS CONCERNE N’HESITEZ PAS A CONTACTER

ELOISE : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

OU APPELEZ LA CITROUILLE AU 02 96 01 51 40

 

 

Paroles d'acteurs

Dj Lisamoon

Mon déclic électronique c’était en 2000 lors d’une soirée. En 2001, quand je travaillais comme barman j’ai rencontré un dj qui faisait de la deephouse, il m’a initié au mix.
Un an après j’ai acheté mes platines.

 

Investie et passionnée, j’ai parcouru un peu la France pour jouer dans les bars, les boîtes de nuit, les radios, les festivals. Cette année, je joue à Astropolis ! Mon but est de faire découvrir du son et des artistes en m’adaptant aux lieux et aux styles des soirées. C’est pour cette raison que je mix techno, drum’n bass, electro, break, selection jazz et hip-hop. L’idéal ce serait de rassembler le plus de personnes possibles sur les pistes de danse.

Je travaille environ 10h par semaine, pour mixer, coordonner l’organisation de soirées et réaliser les annonces de soirées.

 

Depuis 4 ans j’ai organisé une trentaine de soirées en Bretagne et sur Nantes. Je compte monter mon entreprise en tant qu’organisatrice de soirées.

Mixer c’est un moteur pour moi, c’est tellement ancrée en moi que je ne me l’explique plus. Pourquoi la musique électronique ? parce qu’elle peut être agrémentée (ou agrémenter) tout style de musique.

SIGNATURE : j’ai le matos le plus pourri de l’Ouest, avec ça je m’adapte à toute situation !

www.myspace.com/lisamoonelli

 

Dj Billy Boy

 

 

Pour moi tout a commencé lors d’une free party organisée par les C-Kel vers l’année 1998.

A l’époque toutes les cassettes qu’on chopait c’était impressionnant, je me rappelle surtout les mix tape de « R2D2 » et des « Oxydes » ! Le premier teknival où je suis allé ça m’a fait un choc, c’était plutôt négatif, je ne m’y retrouvais pas, trop de monde, trop de son, trop de contrôle.

 

Je mixe une à deux heures chaque jour. J’ai un penchant pour la trance. On entend beaucoup de hard techno, ça fait du bien de changer, d’évoluer.

 

Une fête c’est une zone d’autonomie temporaire. Il y a des études sociologiques qui démontrent que ce genre d’espace est indispensable pour que toute société soit viable.

 

Nous on veut juste rassembler des gens autour d’une musique et c’est de plus en plus difficile à cause des interdictions et des contrôles à tout va.

La musique techno c’est une passion, quelque chose qui te rend heureux et dans lequel tu as envie de t’investir. Mon but, c’est de jouer le plus possible dans des lieux différents. Toutes ces activités prennent beaucoup de temps ! Les soirées demandent de la préparation, les mixs aussi, c’est du travail qui demande à être reconnu !

La culture techno c’est un moyen d’expression, je ne retrouverai pas ailleurs la sensation de toucher à des platines, des fils, des boutons, des appareils en tout genre… et l’impression de liberté qui va avec.

http://www.myspace.com/billybilzz

 

SIGNATURE : « Il est hors de question que je lèche le cul de la République » extrait du film « Les démons de Jésus »

 

DJ Alex

Mon déclic électronique c’était en 2000 lors d’une soirée pour le nouvel an à Paris.

J’ai acheté mes platines en 2002. C’est Cristal Distortion qui m’a vraiment donné l’envie de jouer; j’y allais vraiment à l’instinct, je ne connaissais personne qui mixait, s’il y avait eu quelqu’un à côté de moi ça aurait été plus rapide. J’ai mis un an à apprendre à caler 2 vinyls !

 

Après je voulais vraiment créer mon son, du coup j’ai économisé pour acheter un ordinateur et j’ai commencé à travailler avec le logiciel Fruity loops.

Mon son c’est des morceaux d’une heure fait en 3 voire 4 mois. Parfois c’est carrément de l’acharnement.

Au début tu fais du son pour toi et après tu as envie de le partager. Du coup avec mes amis, on s’est tous investi pour acheter du matériel de sonorisation et des véhicules.

Avant dans la composition de musique j’étais bourrin, sans pitié, maintenant c’est plus construit.

La musique c’est une passion, sans elle je ne pourrai rien faire. Plutôt que de regarder la télé je préfère créer. Derrière la musique techno il y a l’idée de se rassembler, discuter… la musique c’est un bon moyen pour connaître les autres, visiter des villes… La musique électronique ça va loin, c’est la liberté de penser, comme il n’y a pas de texte tu t’évades où tu veux.

SIGNATURE : en ce moment je n’ai plus d’ordinateur, alors j’ai branché mon vieux poste sur un ampli, le tout relié à mes enceintes. Je suis vraiment prêt à tout pour la musique !